29 septembre 2007
Across north America 6
Traversée du Parc du Grend Teton donc. Magnifique, évidemment! Une première nuit à Jackson Hole, en dehors du parc. Sorte de station de ski pour américains friqués, style courchevel. Les nuits sont froides, nous nous trouvons un petit motel correct pour un prix acceptable.

Nous avons traversé tout le parc de nuit. La silhouettes des têtons et les grandes étendues à leur pied nous promet un grand moment demain!
Après une bonne nuit de sommeil, direction le "visitor center", à la pêche aux infos. De multiples ballades nous attendent. Notre choix se porte sur le lac Jenny d'où partent les sentiers menant à la "hidden falls" ainsi qu'au canyon la précédent. Un joli camping nous y attend. Assez de luxe! Retour sous la toile ce soir! brrrrrrrr! J'achète du bois et de l'alcool, essentiels en ces circonstances (la nuit, le mercure descend allègrement sous le seuil de glaciation). Lia et Anthony sont déjà loin dans la montagne quand je reviens du "general store" et que je retrouve Véro, le nez dans un bouquin, enfoncée dans le canapé faisant face à la cheminé du centre d'information du camping.
Il fait beau. Nous crapahutons jusqu'à la cascade, vigilant car les ours rôdent, parait-il. Superbe ballade sur le flanc de la montagne. Vu sur le lac au bord duquel nous nous arrêtons au retour. Assis sur le pontont de la cabane à canoë, nous nous faisons notre quart d'heure contemplatif.

Nous reformons notre quatuor peu après et partons installer notre tente. 'sti, on va se le geler façon miko mais on en a vu d'autre!
Barbecue, saucisse, bacon, shooters... ours!!! non, un campeur, ouf. Des orignaux, eux aussi adeptes de camping se balladent.
Au lit! Au duvet! Je dors mes 2 heures habituelles! 8h30 je me lève, top shape... La voiture est couverte d'une bonne couche de glace. Nous sommes des survivants! Je trouve un spot ensoleillé au bord du lac. Pose médidative, mon corps se réchauffe... je crois. Mes camarades de l'extrème se lèvent une heure plus tard. p'tit dèj', pliages, on charge la Ford et s'est repartit, direction Salt Lake City. La route est magnifique. Nous nous arrêtons tous les 500 mètres pour prendre des photos. Chaque virage nous réserve un décors incroyable.
Des voitures arretées sur le bord de la route, des rangers qui tentent d'organiser la circulation et de canaliser le flux de touristes armés jusqu'aux dents de caméra et de téléobjectifs en tout genre. L'habitude de ce genre de scène nous fait également sauter de la voiture et dégainner nos caméras. Un élan!!!!

Il ne manquait plus que lui à notre palmarès et nous le croisons en partant! trop fort. D'autant qu'il est accompagné de sa femme et que nous assistons à une partie de la parade nuptiale! C'est le temps du rute! Va -t-il la pécho? Ils se cherchent, se taquinnent... Madame part en courant, Monsieur part comme une trombe à sa poursuite. Ils disparaissent dans les bois, trop timide sans doute pour se laisser aller à copuler devant 60 voyeurs qui n'attendent que ça. Bien fait!
La route jusqu'à Salt Lake est superbes. Canyons, immenses étendues... Nous passons par l'Idaho et par un village qui porte le nom saugrenu de Paris. Moitié ville fantôme, encore un beau décors de film. On prend quelques clichés.
On s'arrête à 50 miles de SLC pour dormir. Température beaucoup plus acceptable: tente. On rallie le centre ville le lendemain matin, pêche aux infos, bibliothèque.
On part dans les plaines désertiques, no man's land au charme incroyable. On se fait une boucle de 4 heures pendant lesquelles on croisera plus d'antilopes que d'humains. Cool! Remake de Bagdad Café. Un truc paumé au milieu de nul part donc, petite station essence. Ca porte même un nom: Vernon. 3 maisons jouxtent la station. Quelques cow-boys sont au comptoir. Une des maison est à vendre... tentant. On reprend notre route (chemin serait plus approprié, l'asphalte n'est pas de ce monde). Le trip, gros trip! Ne pas penser au soucis mécaniques éventuels qui tomberaient bien mal!
Sur le chemin du retour, Tony dit: "délire, une course de dragster à droite!!". On se retrouve donc dans les gradins. Première fois en vrai que je vois ça. Impressionnant. Les mecs (et nanas, pardon) passent de 0 à 250 en 10 secondes! On reste une bonne heure à halluciner.

Let's go au camping, sourds et satisfaits de cette journée une fois de plus très contrastée (désert et dragsters). Ce soir, bungalow, des orages étant annoncés.
Là, ben il est 14h et je suis dans mon duvet. Journée off d'où la longueur de ce texte. Véro lit, dans son duvet. Lia et Tony sont quelque part dans la ville. Je vais fumer un clope. A plus.
26 septembre 2007
Across north America 5

Nous sommes sortis du Parc de Yellowstone, un peu contraint malheureusement. Hier soir, nous n'avons pas trouvé d'endroit où dormir à l'interieur du parc. Les températures tombent, les ours sont en période de grosse bouffe avant l'hiver, les camping ferment. On avait encore tellement de choses à voir aujourd'hui. Le grand Canyon, aperçu en passant, non exploré. L'ascension du mont Washborn, plus de 10 000 pieds, une vue à 380° sur le parc...

Etant dans l'obligation de sortir pour dormir, nous avons décidé de ne pas revenir sur nos pas et de tailler droit dans le sud. Sans grand regrets. Comme dirait Anthony, on est ici pour du repérage. Hier, entre autres, on a repéré un ours noir, quelques coyotes se dandinant le long de la route, tranquille, un loup, des troupeaux de bisons. A Mammoth, grosse claque en se balladant sur le sites des hot springs terrasses ...


Des paysages qui changent toutes les 10 bornes, des couleurs...


On s'est arreté à la Tower Falls hier. J'ai emprunter un petit sentier qui descendais jusqu'à la Yellowstone river. Personne. La cascade est plus haut, du coup, les gens ne vont pas voir plus loin, cool! Je m'assoie et reste là un bon moment, je savoure ce moment de solitude. J'ai posé ma tête sur mes bras et me suis endormi au son de l'eau voyageuse. 30 ou 40 mn plus tard, j'ouvrais les yeux en me demandant où diable je pouvais bien être... ah oui, à Yellowstone Park!

Le grand Canyon
Aujourd'hui, découverte du parc du Grand Téton!
25 septembre 2007
Across north America 4
Yellowstone!! La claque. On passe par Cody. La ville de William "Buffalo Bill" Cody. Place à touristes. Des magasins de souvenirs, de Stetson et de santiags. Entre Cody et l'entrée du parc, la route est monstrueuse. 50 miles de pure beauté. Rivière, lac, de paysages à couper le souffle.

Entrée du parc. Un bison broute paisiblement au bord de la route.... ok.
Le lac de Yelowstone, immense, apparait au détour d'un virage. On se trouve un camping, le Grant Village, immense. On pose la tente et on repart en ballade non loin de là, voir un "champs de firehole" situé au bord du lac. On y est accueillit par un cerf et sa famille. Ils sont là, à quelques décimètres. Les firehole sont des flaques d'eau bouillantes qui sont en fait des puits d'eau chauffée par le magma. Visuellement, c'est extraordinaire.



Les couleurs de la roche entourant ces puits sont rouges, jaunes, brun. Ca fume. La vapeur sent le souffre. On se croirait en plein épisode de Star Trek, découverte d'une nouvelle planète. On rentre au camp. Il est situé sur le territoire des ours. Gloups! On se fait un feu. Bacon grillé! Les cerfs brament au loin! C'est la saison. Ca durera toute la nuit! Il doit faire 4 ou 5°C. Tabarnouche! C'est un truc de dingue! On va se coucher. J'ai dormi 2 heurs max. Froid, inconfort (on a pas de matelas), bruit... content malgré tout.

Au petit matin, On part traquer l'ours au Riddle lake, ballade de 3 heures débouchant sur un lac, toujours sur le territoire des ours... On fait choux blanc. Pas la queue d'un! La ballade est magnifique.
On repart vers le nord. Halte à Old Faithfull et son fameux geyser! Là, une étendue de geysers et de firehole. La prochaine éruption d'eau est prévue 45 mn plus tard. Cool, awesome! On attend 1h15, le geyser entre en action 30 secondes. Il pleut, c'est dommage. Coup de barre générale. On décide de continuer la route jusqu'à la sortie du parc afin d'y trouver un motel. Sur la route, on croise un bison. Il marche sur l'asphalte, tranquille, genre ici c'est chez moi et je ne vous calcule même pas, "sti d'humain. Impressionant. On en verra pas mal tout au long de la route.
On s'arrête non loin du Grand Prysmatic sur un parking d'où part un sentier que nous deécidons d'emprunter. En marchant vers la merveille, On croise 2 parisiens, on jazze 5 minutes. Ils nous conseillent de grimper sur une colline afin de voir cette beauté dans toute sa splendeur. On aperçoit la vapeur qui s'élève au loin... Tabarouette! Ce firehole doit faire 100, 150 mètres de diamètre (une soixantaine en fait!). On grimpe à l'endroit indiqué. Effectivement, prendre de la hauteur valait le coup.

C'est extraordinaire! On peut voir toutes les couleurs qui compose ce tableau (un Maggritt!) avec une partie du subaquatique et tout le paysage environnant... euh, je m'en serait taper le cul par terre si je n'avais été sous le choc d'une des plus grande frousse de ma vie... Avec Anthony, on grimpe la colline, tranquille. Les filles prennent un autre sentier, un peu plus loin. En arrivant à une certaine hauteur, on s'aperçoit qu'elles ont pris un peu de retard, pour recharger un appareil photo, sans doute. On essaie de les apercevoir quand Anthony me dit: "mate, il y a un bison juste là". Très drôle le gars. Je tourne la tête, et effectivement, un bison, immobile, se tient à une cinquantaine de mètres à vol d'oiseau sur la colline d'en face, ce qui, grace à ce relief, représente une distance correcte (euh, le palpitant accélère considérablement malgré tout). C'est alors qu'on aperçoit les filles grimper la colline d'en face, droit sur les bisons. Le palpitant me pète une cote. On leur crie de redescendre illico, sans quoi elles iraient droit à la boucherie. Très drôle, nous répondent-elles. Euh, si, si. Il ya un bison à 20 mètres au-dessus de vous!!!! Tony commence à hurler, je fais écho, la tête me tourne tellement je flippe. Elles ne nous croient pas! Puis, horreur, le bison, d'un coup, se met à descendre la colline, droit sur elles!Je manque de m'évanouir, on hurle! Montez vers nous, par là, magnez vous le train! Cauchemard, un deuxième bison, jusqu'alors caché par un arbre, apparaît à la suite de l'autre!!! 2 bisons, pas un, deux!!! grouillez vous, merde!!! Là elles se retournent et les aperçoivent. Enfin!! elles accélèrent, nous rejoignent alors que les colosses descendent sans leur prêter aucune attention, se dirigeant vers le Prismatique.

J'ai mis 5 heures à m'en remettre, des images de méga boucherie en boucle dans la tête.
On reprend la route, il pleut. On sort du parc pour se trouver un motel. Euh, on est pas les seuls à rechercher un peu de confort pour la nuit! 'sti, tout est blindé. On trouve enfin une chambre... gigantesque avec 5 lits doubles (ce qui signifie que nous avons tous passé la nuit dans un grand lit, seul!!! p'tain c'était bon!

Au petit matin, il pleut!
Je vais prendre un petit dèj dans un rade du coin (le coin est constitué de bar et de motel, that's it that's all! Je rentre dans un café resto et vais m'assoir au comptoir (un de ces comptoir typique, hauteur de table, en zinc, avec tabouret fixe à un pied, skye vert). Je switch en Clint Eastwood: "Hi, how you doin' this mornin' sweetheart? I'd like pancakes and a black coffee please." On est 7 ou 8 gars, assis, le nez dans nos assiettes, sur nos petits tabourets, à se faire passer sucre, sirop d'érable, napkin. Je jazze avec mon voisin (quelques temps de chiotte! ouais tu l'as dit...). Je rentre au motel. Les filles se lèvent à peine... : )
Une éclaircie. On fonce dans le parc, revoir le Prismatic version éclairé. Trop froid, ça fume (vapeur) un max, on voit que dalle. En face, la colline du "presque drame" de la veille. Gloups.
Il pleut à nouveau. Des bisons partout sur la route. Yellowstone.
On part voir le Firehole lake, On se fait les gorges de la Firehole River.
On se dit qu'il faudrait rester ici au moins deux mois pour tout voir.
Retour en ville. Trop froid.
Bouffe. On va poser nos affaires dans le Koa camping du coin. La chambre au 5 lits était super mais un peu plus chère...
Là, je suis dans le lavomatic du camp (ça ne capte pas dans la cabine). Les autres sont partis faire les boutiques.
Quel jour sommes-nous? Quelle date? Combien de jours depuis Montréal? ... ???
Et il a neigé!!! Qu'en déduisez-vous?
Et oui, on se les pèle!
21 septembre 2007
Across north America 3
Le lendemain, courbatures et ballade dans les Badlands, énorme! Des décors de films, des reliefs, des couleurs!!! On s'en met plein les mirettes. Des "antilopes" (geer) se promènent à quelques centaines de mètres. On essaie de s'en approcher pour les filmer, pas facile. on en croise une qui est en train de se reposer (nous présumons) et ne semble pas effrayer le moins du monde par notre groupe. On passe à 2 mètres d'elle...



Après cette longue ballade, recherche d'un camping avec douche... il y a urgence! On tombe sur KOA, camping de standing. On se prend carrement un bungalow... besoin d'une bonne nuit pour tout le monde!
On part faire de courses dans le villages, essentiellement habité par des indiens, avec Anthony. Rien, peu d'habitant, 5 bars et 2 églises croisées, Sensation une fois de plus d'être dans un film... un autre monde.
Douche, wifi!!!! J'envoie des mails assis à la table de notre cabane, paumée dans les Badlands!! Enorme! Barbecue!!! Bonne nuit, bon ptit dèj.
On repart. On suit la route qui traverse d'est en ouest le parc. On fait de nombreuses haltes sur les aires prévues, des points de vue superbes. La route passe par des terres peuplées de centaines, de millier de marmottes (genre marmotte). C'est impressionnant. Les terriers se distinguent par la couleur de la terre qui les borde. A perte de vue, ces taches claires sur le sol. Certain sont situés sur le bord de la route et des dizaines de marmottes sont là, à nous oberver, nous somme à 1 mètre des plus temeraires.
Plus loin, des bisons!! si, si! Des bisons.D'abord en groupe, assez loin de la route. Puis nous en apercevons quelques uns isolés jusqu'à en voir un à moins de 100 mètre de distance. C'est enorme, impressionnant!

De loin le bison... un peu plus tard, dans Yellowstone, on les verra de plus près... de beaucoup plus près!!! 'sti!
On a besoin d'essence. Scenic est le prochain bled indiqué. Let's go. On arrive là, Hallu. On se croirait dans un décor, une fois de plus, de western. Un village fantome. Le village fantôme du far west!! Il faut le voir pour le croire. Personne à la "boutique" où se trouve la pompe. Un indien s'approche. Il est bourré et dans un sale état général. Difficile de lui donner un age. On échange quelques mots. J'ai du mal à le comprendre. Un pick-up tirant une cariole occupée par un cheval se gare. Un cow-boy en descend. Je me pince. Le cow-boy... stetson, chemise à carreau dans le jean qui remonte haut, immense, baraqué, la peau tannée, santiag, éperons!!! tching, tching, tching... il nous parle. Il va voir s'il peut trouver quelqu'un pour l'essence. Il revient, tching, tching. Le rade est fermé pour la journée. Il nous indique un autre endroit à une quinzaine de miles. Thanks Lucky Luke! Bye!
On arrive à l'autre station. Rien autour. 3 vieux indiens sont assis au bar. L'endroit est tenu par une femme très sympa, elle nous fait du café et remplit nos thermos-cup.
On repart. On vient de vivre un truc fort, une amérique que je ne soupçonnais pas d'encore exister. Direction mont rushmore via rapid city. Retour à la civilisation à peine 40 minutes plus tard. Intense la journée. Supermarché et 30 minutes de route. Nous atteignons le Mont Rushemore!!! Enorme! En face de nous: Washington, Jefferson, Roosevelt et Lincoln!!! En pierre, certes mais gidantesques!

a 20h, projection de film dans l'amphithéatre pleine air: propagande américaine, pays à l'histoire exemplaire à l'instar de la vie des 4 sculptés. A gerber. Le pire est à venir. Le guide, un rangers (ou un truc comme ça) demande à tous les militaires ou ancien) présents de descendre sur la scène pour la cérémonie du drapeau. Ils s'executent avec entrain. Ils sont au moins 60. On se lève pour l'hymne. Le drapeau est descendu et plié. Les uns après les autres, les bidas se le passe en donnant nom, prénom et arme dans le micro. Presque émouvant mais l'ensemble est à pleurer de ridiciule.

Camping KOA again. On se reprend un bungalow. On arrive de nuit. On se reveil à 7 h. Le ciel est bleu, le soleil caresse la cimes des arbres qui nous font face. Le journée s'annonce bien. On y va. Direction la Devil's tower, dans le wyoming, sorte de verrue rocheuse plantée là. Interessant. Pour s'y rendre, on empreinte une route (gravier) qui nous emmene jusqu'à Deadwood. La route est magnifique. D'anciennes mines la jalonnent. Cette région a été prise d'assaut lors de la ruée. On est en plein 19è. Deadwood est la ville minière la plus "tumultueuse" de l'époque. 25000 chercheurs, 50 saloon et 30 bordels! Elle a bénéficiée de la plus grosse opération de reconstitution. On se croirait, dans certains quartiers, au temps des cow-boys, un décors de film. Encore.
Autoroute.
Devil's tower, verrue rocheuse.

En route pour Yellowstone via Buffalo, où nous ferons une halte pour la nuit!
Finalement, nous nous arrêtons à Greybull, à 2 heures de Yellowstone, après une longue journée de voiture. Nous avons attaqué les Rocheuses de nuit. La route nous a réservé quelques surprises notamment une biche au milieu de la route qu'on a bien faillit heurter. Véro a assuré. Plus de peur que de mal.
Tout ce texte est très descriptif, je le concède. Peu de place pour l'émotion brute, le purement ressenti. L'émotion est difficile à traduire en mots. Tout ce que je peux dire à ce sujet, c'est que je suis en train de vivre une expérience sans précédent dans ma vie et qu'à jamais je serais marquer par celle-ci. Je traverse un continent, loin de tout ce qui constitue mon quotidien depuis 33 ans. On n'a pas assez de toute une vie pour tout voir. Ca ne fait même pas un an que j'ai décidé d'y aller. Bordel!
20 septembre 2007
Across north America 2
Le deuxième jour, on part ensemble de chez Dani. Le trio infernal part à la recherche d'appareil photo, je me rends au centre culturel où ils me rejoindront plus tard. Je prends place dans la salle pour un concert de musique tsigane (dans le cadre du festival des musiques du monde). Le son est pourrit. Je sors après 2 tounes et attends mes camarades à l'exterieur.
Nous partons à la recherche de vélos à louer que nous ne trouvons pas. Picnic sur la plage malgré tout. On se resépare. Je marche dans la ville, m'arrete dans un cyber-café, arrive en retard au rdv de 5:30 pm avec Véro au pavillon Plizner. Un concert commence. Une chaanteuse cubaine (le nom m'échappe... ben ouais!). Super concert, un son incroyable compte tenu de la configuration (exterieur, formation jazz...). 7:45 pm. Je fonce au centre symphonique. Ce soir, je me fais plaisir. Je vais écouter l'Orchestre Symphonique de Chicago!!!! ben ouais, on aurait tort! Au programme, Prokoviev, de Falla; Ravel et son fameux Boléro... incroyable! Orchestre dirigé par Ricardo Mutti, une salle superbe, sur le cul le Greg.
Je rentre chez Dani. Personne. J'enclenche un film (Fargo), Lia et Anthony arrivent. Véro 2 heures plus tard. Elle s'est fait un concert de Blues. Seul hic, pas d'harmonica...

Le lendemain matin, grasse mat'. Dani nous a parlé d'un marché d'artisans/artistes qui se passe une fois par an dans le quartier d'à coté. On l'y accompagne, il fait beau. Gros trucs, des jeunes créateurs de bijoux, design (...) exposent et vendent leurs produits. J'achète un t-shirt. Les terrasses sont bondées, il ya du monde. Musique techno à donf, une scéne clos le parcours, concert prévu pour la soirée. On trouve une boutique de location de vélos non loin de là. C'est partit! Quatre bicycle et traversé de Chicago jusqu'au lac!!! Terrible. On longe le lac vers le nord. Superbe. Sur le retour, le soleil couchant nous offre une lumière exceptionnelle sur les buildings au loin. Quelques arrêts photos. On ramène les vélos, repromenade sur le marché, on rentre tranquillement chez Dani, rue Campbell. Sur la route, Anthony et moi nous arrêtons dans un petit boui-boui à hot-dog. Deux membres du gang du coin nous précède. "Hi guys, ça biche?" Le hot-dog est parfait, les frites qui l'accompagne sont exceptionnelles... mouais, typique en tout cas. On prend deux packs et on rentre. Dani est là avec quelques amis. On partage des bibines, on jazze. Ils partent à un party et on finit la soirée (les bières également) en écoutant quelques bons vinyles.
Départ vers neuf heure le dimanche matin. Dani se lève pour nous souhaiter bon vent, adorable. On traverse l'Illinois par la route 20 jusqu'à Sioux City. On rejoint Sioux Falls vers le nord pour récupérer l'interstate 90. On s'est arreté à Galena pour manger. Une game de foot se jouait dans une highschool, nous nous incrustons et dégustons nos sandwichs au jambon.

L'I 90 nous emmène tout droit vers le parc des Badlands, au travers de l'Iowa puis du Dakota du sud. Nous campons à Rockwell city, Iowa, au bord d'un lac. Cool. Nous essuyons une tempête de vent et de la pluie au petit matin. Cette première nuit dans la tente 4 places de Gaëlle nous laisse sceptique sur notre capacité à en enchainer plusieurs de suite, limités que nous sommes par notre grand age (si, si. En me levant le lendemain, j'ai bien cru avoir pris 55 ans durant la nuit). L'Iowa est un état essentiellement agricole. Des champs à perte de vue, absence total de relief.


Nous reprenons la route et entamons la traversée du Dakota. Nous sommes en territoire Sioux. Des noms tels que Little big Horn, Wounded Knee surgissent. Les paysage ressemblent de plus en plus à ceux des westerns vu sur le petit écran quand j'étais gosse... l'hallu!

Arrivée dans le parc des Badlands vers 20h, rapide apercu avant la tombée de la nuit... wouah! Epoustouflant!
On trouve le camping, il fait nuit, on dine. On se couche, à quatre dans la tente, avec une pensée commune doublée d'une attente énorme: A quoi ressemble le décors qui nous entoure? Réponse dans quelques heures. Une fois n'est pas coutume, vent, pluie, je finis la nuit dans la voiture. Dur.
tbc...
19 septembre 2007
Across north America
Dimanche 16 septembre 2007. Quelque part dans l'Iowa, 65 Mph.
Sixième jours du périple qui prévoit de nous faire traverser les USA jusqu'à la cote pacifique, de longer cette cote jusqu'à Vancouver, puis de traverser le Canada jusqu'à note point de départ, Montréal.
Le premier jour, nous avons roulé jusqu'à Chatham, aux portes des States, où nous avons passé la nuit dans un hotel type Comfort Inn. Une nuit confortable, très appréciée par Lia, qui a chopé une grosse crève la veille.
Lia et Anthony, les amis de Véro (qui dort au moment où j'écris ces lignes... c'est elle qui a la crève maintenant. Next...) sont arrivés quelques jours avant le départ à Montréal.
Le deuxième jours, pour commencer, la douane. Passer la douane pour entrer au USA, c'est un peu comme si un prisonnier sortait de taule après 6 mois au lieu d'un an pour avoir accepté de se prendre un doigt dans le cul aussi à la sortie.
Les douaniers américains ont une missions: protéger leur pays de toute intrusion pouvant leur porter préjudice. Pour mener à bien cette mission, l'idée est de rabaisser l'étranger qui veut traverser la frontière à un niveau proche de celui de l'étron. Eprouver la fierté et la patience semble être ce qu'ils ont trouver de mieux pour dissuader les terroristes de s'aventurer sur leur territoire. Bien entendu, le terroriste ne passera jamais un poste frontière avec son explosif autour du slip. Ca fait juste chier les touristes et contribue à alimenter l'image de connards finit des américains dans le monde.
Ce momentum désagréablitum passé (une heure somme toute...), en route pour Chicago, la cité du vent. Au loin sur notre droite, les buildings de Détroit se dressent tandis que nous traversons ses zones industrielles. On est aux States. Difficile de décrire le sentiment que nos huit yeux exprimaient à ce moment là. Le manque de nicotine était sans aucun doute ce qui nous perturbait le plus. Stop cigarette.
Véro dort. Lia dort aussi. Le soleil descend. On le prend de face, et oui, on va dans l'ouest. Le sunset s'annonce sympathique sur les plaines de l'Iowa.
C'est en arrivant à Chicago qu'on a prit une claque.

La cité du vent (appelé ainsi non en raison de courant d'air qui la traverse mais parce que les politiciens de cette ville gigantesque parle plus qu'ils n'agissent... marrant non?) est situé sur les bords ouest du lac Michigan, immense, et nous l'abordons par le sud. Les buildings du centre, de la "loop", apparaissent, loin. Pris dans les congestions, nous apprécions à loisir la banlieue et la vue sur le bouquet composé grattes ciels qui nous sert de cible. Ils n'en finissent pas de grandir, encore et encore, et nous nous retrouvons au pied puis au coeur de ce gigantesque dédale de béton, de verre et d'acier, les yeux rivés sur les sommets invisibles de ces monstres. Nous arrivons à 6 pm au Millenium Park, où un concert se joue. Concert pour lequel nous avons spécialement avancé notre départ d'une semaine. Wilco est en tête d'affiche, Dr Dog en première partie. Ces derniers, souvenez-vous, Véro les a rencntré à Philadelphie où elle a fait du couchsurfing chez le batteur. Du coup, des places nous attendent à l'entrée... cool! Wilco, Jean est fan. Fait qu'on avait prévu de se faire le trip avec Jean jusqu'à Chicgoa d'où il repartirai en avion. Faute de passeport (perdu...), Jean a annulé. Les boules! Je me faisais une joie de partager ça avec lui et Véro. Je ne sais pas quand je vais le revoir le Jean, peut-être pas avant le printemps prochain.
En tout cas, pour ce qui est du concert, pas de regret pour Jean, ne nous attendaient aucun billet à l'entrée!!! La blague. Impossible de joindre le batteur, soi-disant ami. Bon, on en écoute un bout de l'exterieur, le lieu est superbe. Aux pieds des buildings, un vaste espace visiblement dédié à la culture. Le pavillon Plizner est une scène immense, surplombée d'une structure impressionnante... un truc de dingue. Des sculptures alentours. Une propreté à faire pâlir Mme Propre. Beaucoup de monde.
Une heure plus tard, toujours pas de nouvelles de Justin, le vétéri-chien drummer. On part à la recherche de Dani, notre couch-surf ici, à Chicago. On paie le parking: 22 ou 23 $... 1h30... aaarrggghhh!
J'appelle Dani, j'comprends rien à ce qu'elle dit. Les chicagoans ont un accent, si si. Je rassure mes comparses: "c'est bon, c'est parti". On trouve dans un délai raisonnable. Coup de cul, on croise la rue Campbell (synonyme de nuit au chaud) par hasard, alors que je m'apprêtais à réclamer un nouvel arrêt "appel info" à Dani.
Première journée à Chicago. On a passé la nuit serrés à 4 sur la canapé de Dani. Au chaud, c'est l'essentiel. Elle est cool, nous met à l'aise. Véro part à 9h, elle a rendez-vous chez le dermato... oui, oui, le dermato. Madame va chez le dermato à Chicago pour se faire cramer une verrue. Coup de l'opération: 450$. Vive les assurances. Lia et Anthony partent vers 11h30. Moi, vers 12h. Je prends le métro pour rejoindre le centre et je marche. Le rencart est à 17h au Millenium park. Je marche. Les buildings, immenses et nombreux, m'impressionnent.Je mets un moment à m'y accoutumer.

Je traverse le centre par Michigan avenue et son "magnificient mile", shopping à gogo. Je fais un arrêt dans un magasin de disque, j'en ressort avec un Ella et un Greg Brown. Je reprends ma route vers le nord, tourne à droite puis à gauche et encore à gauche. J'atteins le bord du lac Michigan. Je le suis en direction du sud. La plage est large, des centaines de promeneurs, de joggers de cyclistes s'y croisent. Je m'assoie face au lac (à la mer) un moment. Je parcours le journal des sorties du coin, le "Chicago Reader", fume quelques cigarettes.

Sur cette plage, bordée par le lac d'un bord et par les buildings de l'autre, j'ai le sentiment d'être confiné, coincé, mais je me sens bien, en sécurité. J'arrive à 17h à l'endroit prévu. Tous, nous avons fait différentes choses. Tous, nous sommes scotché par notre journée. On se ballade et nous ,ous rendons au Buddy Guy Legend pour la soirée. Un concert de blues y est prévu (le nom du band m'échappe). Bons musicos, bon live, bonne bouffe, bonne soirée.
A suivre...
15 septembre 2007
Il y noix...
euh, on va faire un blog special road trip, en attendant, sachez que Chicago, cést ENOOOORME!
demain, route vers lóuest!
10 septembre 2007
gnarfghrtgnfnmmgmr...
Lundi 11 septembre, J-1, plein de choses a faire.
Il est 7h45 am, je suis debout (quelle idée), un tomawok planté dans le crane... ca va etre dur.
C'est partiiiii!
07 septembre 2007
J-5
Mardi 12 septembre nous prendrons la route, Véro, Lia, Tony, Jean et moi. Nous embarquerons à bord de notre superbe Ford escort familiale (année 1999, 120 000 km, en parfaite état) acquise pour la modique somme de 2500 $... arghh!
Je suis impatient, besoin de changement.
Mercredi soir, à Chicago, nous irons voir un concert de Wilco dont la première partie sera assurée par Dr Dogs. Wilco, Jean est fan. Dr Dogs, c'est le groupe que Véro a rencontré à Philadelphie. Du coup, on devrait avoir des billets for free.
Hier sont arrivés Lia et Anthony, souper de bienvenue chez Jean. Très cool!
Je suis impatient. Chicago puis Yellowstone Park, San Francisco, le Pacifique... un road-trip de 2 mois en Amérique du nord.




















